Pourquoi le pubis peut-il faire mal ?

Le pubis correspond à l’avant du bassin, sous le ventre. La douleur de la ceinture pelvienne peut toucher cette zone, le bas du dos ou les hanches. Elle concerne environ une femme enceinte sur cinq. Les changements du corps, des contraintes et de la sensibilité à la douleur peuvent intervenir : avoir mal ne signifie pas que le bassin se disloque ou que le bébé est en danger.1,4

Quels mouvements orientent vers une douleur pelvienne ?

La gêne apparaît souvent quand le poids repose sur une seule jambe ou quand les jambes s’écartent : marcher, monter les escaliers, entrer dans une voiture, s’habiller debout. Se retourner au lit peut également réveiller la douleur. Parfois, elle s’étend à l’aine ou aux cuisses.2

Ces repères ne suffisent pas à un autodiagnostic. En consultation, précisez où vous avez mal, depuis quand et ce qui limite votre journée. Dites aussi si la douleur survient au repos ou s’accompagne d’autres symptômes. N’attendez pas le prochain contrôle si marcher devient très difficile.1,2

Quels gestes essayer au quotidien ?

L’objectif est de rester mobile dans une zone confortable, avec des pauses. Il ne s’agit ni de forcer à travers la douleur, ni de s’imposer un repos au lit prolongé.4,5

  • Asseyez-vous pour vous habiller plutôt que de rester en équilibre sur une jambe.
  • Faites des trajets plus courts et réduisez les allers-retours dans les escaliers si cela vous soulage.
  • Pour entrer dans la voiture ou tourner dans le lit, rapprochez les genoux si ce mouvement est plus confortable, sans forcer.
  • Sur le côté, essayez un coussin entre les jambes et un soutien sous le ventre.
  • Répartissez les tâches et demandez de l’aide pour les charges lourdes ou le port d’un enfant sur une hanche.2,4,5

Adaptez ces pistes à votre réponse : un geste qui augmente nettement la douleur doit être modifié. Au travail, alterner les positions et aménager les efforts peut être plus utile que de chercher une posture « parfaite » toute la journée.4,5

Kinésithérapie, ceinture : qu’est-ce qui peut aider ?

NICE recommande d’envisager une orientation en kinésithérapie pour des conseils d’exercices et/ou une ceinture lombo-pelvienne non rigide. Les exercices doivent tenir compte de vos douleurs et des éventuelles restrictions obstétricales. Il n’existe pas une série universelle à imposer à toutes les femmes enceintes.3

Une ceinture peut diminuer la douleur chez certaines femmes. Son intérêt se juge sur le confort et la fonction ; elle ne « remet » pas le bassin en place. Les données sur son bénéfice restent limitées et ne garantissent pas le même résultat pour chacune.7

Si un antalgique est nécessaire, demandez lequel convient à votre terme et à vos antécédents. Une mobilité très réduite doit aussi être signalée : le professionnel évalue alors les aides nécessaires et le risque lié à l’immobilité.1

Quand demander un avis urgent ?

Contactez rapidement la maternité ou une structure d’urgence si la douleur est forte, persiste au repos, ou s’accompagne de saignements, d’écoulement de liquide, de contractions régulières ou de symptômes urinaires. Ne classez pas automatiquement une nouvelle douleur du bas-ventre parmi les douleurs « normales » du bassin.6

Si vous ne pouvez presque plus marcher, demandez également une évaluation rapide, même sans saignement. Une douleur mécanique connue n’empêche pas une autre cause de survenir.1

Est-ce que cela change l’accouchement ?

Une douleur pelvienne n’impose généralement pas une césarienne. Une naissance par voie basse reste souvent possible. Prévenez l’équipe pour rechercher des positions confortables et soutenir les jambes sans écartement douloureux. Après la naissance, les symptômes s’améliorent souvent ; s’ils persistent ou gênent les soins au bébé, poursuivez le suivi.1,4

En parler en consultation à Fès

À Fès, ces symptômes peuvent être abordés en consultation avec le Dr Jihad Abbou, gynécologue-obstétricien. L’examen et la revue des analyses ou des traitements permettent de proposer une prise en charge adaptée et, si nécessaire, une orientation spécialisée. En présence de signes d’alerte, consultez une structure d’urgence adaptée sans attendre un rendez-vous de routine.

Suivi de grossesse à Fès · Contact et rendez-vous

Questions fréquentes

La douleur au pubis annonce-t-elle l’accouchement ?

À elle seule, non. Une douleur déclenchée par les mouvements ne permet pas de dater le début du travail. Des contractions régulières, une perte de liquide ou des saignements nécessitent un avis obstétrical.

Faut-il arrêter de marcher ?

Pas systématiquement. Réduisez la distance et le rythme si nécessaire, avec des pauses. Si même de petits déplacements deviennent difficiles, demandez une évaluation et des conseils personnalisés.

Puis-je choisir seule une ceinture de grossesse ?

Mieux vaut faire vérifier son adaptation et son utilisation. Une ceinture non rigide peut aider certaines femmes, mais un accessoire inconfortable ne doit pas être serré davantage pour tenter de supprimer la douleur.

La douleur disparaîtra-t-elle après la naissance ?

Elle s’améliore souvent après l’accouchement, sans délai identique pour toutes. Une douleur persistante ou une difficulté à marcher mérite une réévaluation et, selon le cas, de la kinésithérapie.

Sources médicales

Références consultées le 30 septembre 2026. Les numéros dans le texte renvoient aux références ci-dessous.

  1. RCOG — Pelvic girdle pain and pregnancy
  2. NHS — Pelvic pain in pregnancy
  3. NICE NG201 — Antenatal care, recommandations
  4. Cambridge University Hospitals — Pelvic girdle pain in pregnancy
  5. Dynamic Health NHS — Pelvic girdle pain in pregnancy
  6. NHS — Stomach pain in pregnancy : signes d’alerte
  7. NICE NG201 — Rationale and impact : pelvic girdle pain